Officiellement, l’ambassadrice belge en République démocratique du Congo (RDC), Roxane de Bilderling, était « conviée à une audience », pas « convoquée », par la ministre congolaise des affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, jeudi 15 octobre. Mais, sur la photo publiée par la diplomatie de RDC sur X le jour même, les visages des deux femmes sont fermés : les relations entre Kinshasa et Bruxelles viennent soudainement de se tendre.
La veille, le parquet fédéral belge a mené une série de perquisitions simultanées, à Bruxelles et dans plusieurs communes des Brabants wallon et flamand, chez des membres de la famille et des proches du président de la RDC depuis 2019, Félix Tshisekedi. Ces actions ont été menées dans le cadre d’une instruction ouverte pour « corruption, blanchiment, détournement et infractions pénales financières », après une plainte, déposée le 8 juillet 2025, par des organisations de la société civile du Katanga, la région riche en minerais du Sud de la RDC, et quatre anciens dirigeants de la Gécamines, l’entreprise minière publique congolaise. Neuf proches du chef de l’Etat congolais, dont son épouse, ses frères, un cousin et deux de ses enfants y sont cités – tous sont de nationalité belge, d’où la possibilité de porter plainte en Belgique.
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