Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés, mais si l’on en croit leurs déclarations passées, ils ne se tiennent guère en haute estime. La première entrevue entre le président américain, Donald Trump, et le nouveau premier ministre britannique, Andy Burnham, à New York, mardi 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), devrait leur permettre de faire connaissance, à un moment où l’entente traditionnelle entre les deux pays achoppe sur de nombreux désaccords, notamment en matière de politique internationale.
Lors de l’installation d’Andy Burnham à Downing Street, en juillet, Donald Trump avait taxé d’« extrêmement libéral » le travailliste prenant les rênes d’un « pays moribond ». Après deux appels téléphoniques, ces dernières semaines, il l’a finalement trouvé « très sympa ». De son côté, le dirigeant britannique avait, au printemps, jugé « toxique » l’atmosphère politique américaine sous la présidence Trump. Au lendemain de l’attaque des partisans du républicain sur le Congrès américain, le 6 janvier 2021, il avait aussi estimé que « tout responsable politique britannique s’étant montré amical avec Donald Trump devrait avoir honte aujourd’hui ». Une formule désormais minimisée par son entourage.
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