“Les relations bilatérales entre l’Argentine et le Brésil traversent leur pire période depuis quarante ans”, tranche Página 12. Pour le quotidien de gauche argentin, la complicité du gouvernement de Javier Milei dans la fuite de Flávio Bolsonaro, alors que la justice brésilienne lui avait interdit de quitter le territoire, constitue “un épisode d’une gravité sans précédent qui érode encore davantage ces relations, dans le seul but de s’attirer les faveurs des États-Unis”, et plonge le pays dans un “climat de guerre froide avec son premier partenaire commercial”.
Comme l’a révélé le quotidien de centre gauche Clarín avec moult détails, le principal conseiller de Javier Milei, Santiago Caputo, se trouvait à Puerto Iguazú lorsque Flávio Bolsonaro s’est envolé à bord d’un jet privé immatriculé en Argentine. Une manière d’affirmer “clairement que le gouvernement de Milei était à l’origine de cette opération”, menée en collaboration avec les États-Unis, souligne la revue Anfibia, dans un article s’inquiétant de la soumission de Buenos Aires à Washington.
Dans le communiqué dans lequel Flávio Bolsonaro s’est proclamé “le vrai président élu du Brésil”, il a d’ailleurs remercié Javier Milei pour “son courage, son sens de la justice et de la légalité”. Non seulement Flávio Bolsonaro a fui
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Le Brésil va-t-il succomber à la vague réactionnaire en Amérique latine ?
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