Les émeutiers français, acteurs involontaires des midterms. Confrontés à un contexte politique catastrophique et à une impopularité sans précédent, Donald Trump et ses proches ont décidé d’instrumentaliser les images des violences et des pillages à Paris, Marseille, Limoges et ailleurs. Celles-ci ont inondé les réseaux sociaux et ont été largement couvertes par les chaînes de télévision.
Une stratégie se reconnaît à l’effet de répétition, aux expressions récurrentes. Le président américain a multiplié les interventions sur ce sujet, alors même qu’il est embarqué dans une tournée de meetings, essentiellement focalisée sur des Etats conservateurs où les candidats républicains rencontrent des difficultés imprévues.
« Evoquer les émeutes en France, des musulmans dans un contexte de forte immigration, est un moyen efficace pour galvaniser l’électorat de la droite populiste, décrypte un stratège républicain de haut rang. On parle d’une frange très précise de l’électorat, environ 20 %. Il est très difficile de mobiliser notre base pour cette élection. D’abord, Trump n’est pas sur le bulletin de vote. Ensuite, pour dire vrai, ils sont en colère en ce moment. Notre principal adversaire, c’est le canapé. Ils pourraient tout simplement rester chez eux. »
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