Au panthéon trumpien de la vengeance, Ilhan Omar occupe une place définitivement à part. La représentante du Minnesota au Congrès a fait l’objet, lundi 12 octobre, d’une perquisition de sa maison à Washington. Cette mesure est inédite à double titre : la fouille, validée par un magistrat, s’est déroulée à trois semaines des élections de mi-mandat, une période pendant laquelle la justice se garde habituellement d’intervenir dans les affaires politiques ; la procédure vise à monter un dossier pour déchoir l’élue de sa nationalité et l’expulser du pays, une première dans l’histoire de la démocratie américaine.
Originaire de Somalie, ancienne réfugiée, musulmane, voilée, élue démocrate du Minnesota, membre de l’aile gauche du parti… Ilhan Omar, 44 ans, cumule tous les défauts aux yeux du président américain. Née à Mogadiscio, elle est arrivée aux Etats-Unis en 1995 à l’âge de 13 ans, après quatre années dans un camp de réfugiés au Kenya. Elle a obtenu la nationalité américaine à l’âge de 17 ans, en 2000. Elle fut l’une des deux premières femmes musulmanes à faire son entrée au Congrès, en 2019.
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