Si vous aimez la saga Dune de Frank Herbert en livre, en long-métrage ou en minisérie, vous aurez sans doute remarqué qu’un incontournable de la science-fiction y brille par son absence : j’ai nommé les ordinateurs. Dans cet univers, des milliers d’années avant le début de l’histoire racontée dans les romans, des humains étaient devenus dépendants de prétendues “machines pensantes” qui avaient fini par avoir les processeurs qui enflent, au point de tenter d’asservir l’humanité et d’y parvenir. Celle-ci avait fini par riposter et s’était débarrassée de ses despotes mécaniques, pour ensuite proscrire complètement ce type de machines.
Ce qui paraissait complètement farfelu en 1965, à la parution de Dune, semble aujourd’hui nettement plus plausible. L’ascension fulgurante de l’intelligence artificielle (IA) semble partie pour percuter notre monde humain, où quelques-uns estiment que cette innovation en développement rapide révolutionnera nos vies, mais beaucoup s’en méfient de plus en plus, voire s’en inquiètent.
À l’été 2025, l’institut Pew a réalisé une enquête auprès d’adultes aux États-Unis afin d’évaluer leur perception de l’IA. Pour 50 % des personnes interrogées, sa place grandissante dans la vie quotidienne suscitait plus d’inquiétude que d’enthousiasme. Une moitié était aus
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Sans engagement • Résiliable en ligneL’un des pères de l’IA quitte Google pour alerter sur les dangers de la course à l’innovation
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