À la fin du mois de juillet, à l’occasion du Congrès international des mathématiciens (ICM), à Philadelphie, Jacob Tsimerman a reçu l’une des quatre médailles Fields – la plus prestigieuse récompense des mathématiques – décernées ce jour-là. Quelques heures plus tard, il annonçait rejoindre les rangs d’OpenAI.
Ce renoncement aux mathématiques fondamentales, alors que Jacob Tsimerman était au sommet de sa gloire, illustre bien le clivage qui divise le monde d’ordinaire si feutré de la recherche mathématique. “Quel crevard”, assène, en off, un universitaire.
Jacob Tsimerman, qui a exprimé à de multiples reprises sa crainte d’un “avenir omnicide impliquant l’intelligence artificielle (IA)” – c’est-à-dire sa peur de voir ces outils décimer l’humanité tout entière, au diapason des doomers de l’IA [convaincus qu’elle pourrait entraîner notre extinction] –, a annoncé qu’il travaillerait sur les questions de sécurité au sein d’OpenAI. Sollicités par The Atlas, le chercheur et l’entreprise n’ont pas donné suite.
Ces derniers mois, OpenAI a annoncé avoir résolu diverses grandes énigmes mathématiques restées longtemps sans réponse grâce à l’un de ses derniers grands modèles de langage (LLM). Plusieurs de ses concurrents ont réalisé des progrès similaires : le modèle d’IA du chinois RedNote
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