Guerres asymétriques, dérèglement climatique, révolution de l’IA… Dans cet essai remarqué, publié par “The New York Times”, l’historienne canadienne Margaret MacMillan argue que le monde est engagé dans une nouvelle phase à laquelle ni ses dirigeants, ni ses institutions, ni ses citoyens ne sont réellement préparés.
Quand un orage approche, il y a toujours des signes annonciateurs. Le vent cesse soudain de souffler. La marée est plus basse que d’habitude. Le ciel s’encombre de nuages. Il est possible de mal interpréter ces signes, voire de les ignorer – de croire que les gouttes de pluie ne sont qu’une averse passagère –, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Et c’est là que les ennuis commencent vraiment.
Ce qui vaut pour la météo vaut aussi pour les affaires humaines. Les régimes paraissent forts, jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus. Avec le recul, il est facile de voir comment se produisent les révolutions et les bouleversements internationaux – les unes et les autres ont été si souvent indissociables –, mais on ne les voit pas toujours venir. Or, si l’on y regarde de plus près, on constate en général que les signes avant-coureurs étaient déjà là.
Un monde sens dessus dessous
Ceux d’entre nous qui vivent dans des sociétés relativement stables et bien ordonnées ont tendance à croire, comme l’absurde docteur Pangloss, de Voltaire, qui titube d’une catastrophe à l’autre, que “tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles”. Il peut nous arriver de pester contre l’économie, la perspective d’une nouvelle guerre lointaine ou d’écouter en les approuvant ces voix radicales qui montent des de
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Sans engagement • Résiliable en ligneAvec plus de 2 000 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 140 prix Pulitzer et près de 13 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 12 millions d’abonnés à la fin de 2025, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
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