Entrepôts des géants du commerce en ligne Wildberries et Ozon, centres logistiques, raffineries, sites industriels : cet été, les drones ukrainiens ont frappé de plus en plus loin en Russie. Les attaques contre les installations pétrolières ont notamment aggravé les pénuries de carburant dans plusieurs régions. La campagne ukrainienne aurait détruit jusqu’à 20 % des capacités de raffinage russes et poussé le Kremlin à changer de méthode, selon le Financial Times.
Le 24 août, le président russe, Vladimir Poutine, a signé un décret autorisant le passage sous “gestion temporaire” des infrastructures critiques dont les propriétaires n’assureraient pas suffisamment la protection contre les drones. Trois jours plus tard, le gouvernement créait une commission chargée de mettre le dispositif en œuvre. Les services de renseignement et l’armée auraient poussé en faveur de cette décision, raconte un ancien responsable du Kremlin dans les colonnes du quotidien britannique. Ils reprochaient aux patrons de rester “passifs” et de ne pas vouloir “lever le petit doigt”. Le message envoyé aux entreprises était simple, résume-t-il :
“C’est le moment de commencer à mettre la main au portefeuille.”
Le signal a été immédiatement compris. Les demandes adressées aux spécialistes de la défense antidrone
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneLa France et l’Allemagne dégainent un “bouton rouge” pour défendre le marché européen contre la Chine
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !