Passé un certain cap (la quarantaine ? la cinquantaine ?), la plupart des gens se rendent compte qu’ils doivent se traiter comme une machine précieuse. Un équipement qui nécessite un entretien mensuel, hebdomadaire, et même quotidien, à terme. Pas seulement les éléments physiques sujets à la détérioration, mais aussi les fondements psychologiques. Beaucoup affirment que l’état mental de l’humanité serait bien différent si l’accès à un psychologue constituait un droit fondamental. (Ce sont sans doute surtout les psychologues qui propagent cette idée.)
Même s’il y a beaucoup de vrai là-dedans, je ne crois pas aux solutions universelles. Comme disait mon père, celles-ci sont comme l’aspirine polonaise : ni nocives ni bénéfiques. (Je n’ai jamais compris pourquoi il questionnait précisément l’industrie pharmaceutique polonaise. Celle de la Roumanie aurait semblé plus évidente.) Mais ne nous égarons pas trop. Je crois toutefois que chacun peut, dans une certaine mesure, être son propre guérisseur. Peut-être pas au point de s’extraire soi-même du labyrinthe de ses propres traumatismes ou obsessions. Cependant, en prenant un peu soin de soi et en recourant à de petites astuces, on peut tenter d’apaiser les vagues que la vie soulève en vous et autour de vous. Pelé ne jurait que par le ja
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Carmen, Laura, Julián, et le poison du ressentiment
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