Le sud-ouest de la France est repeint en noir, ravagé par un des plus grands feux de forêt que le pays ait jamais connus. Des centaines de maisons ont été détruites, des dizaines de pompiers blessés, 42 000 hectares de forêt ont disparu. Pendant un moment, on a craint le pire pour la belle ville de Bordeaux et ses 275 000 habitants, car les flammes progressaient à travers sa banlieue. Le feu était tellement puissant qu’il produisait son propre temps, ses propres vents, et même une tempête de feu. Personne n’est mort et c’est un miracle.

Maintenant que la plus grande peur est passée et que de nombreux évacués peuvent revenir chez eux, une grande question demeure : pourquoi certains ont-ils allumé des feux, délibérément ou involontairement malgré les mises en garde et les interdictions, malgré la chaleur extrême et la sécheresse ? Car il n’y a aucun doute à cet égard : neuf feux de forêt sur dix sont d’origine humaine, une proportion établie depuis longtemps par des milliers d’enquêtes.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que la police avait interpellé [375] personnes, parmi lesquelles un grand nombre de mineurs, depuis le début de la saison des incendies. 33 ont été placées en détention, soit après avoir été condamnées, soit en attente de leur procès. 70 % des in