En direct Vendredi 31 Juillet 2026
Culture

Fin du TPS : la Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) interpelle le gouvernement haïtien

Son Excellence Monsieur Alix Didier Fils-Aimé Premier ministre de la République d’Haïti Primature Villa d’Accueil 1, rue Prosper, Musseau Port-au-Prince, Haïti En ses bureaux. Monsieur le Premier ministre, Lettre ouverte de la Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) au Premier ministre Al

Fin du TPS : la Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) interpelle le gouvernement haïtien
HaitiCreoleRadio.com

31 juillet 2026
Fin du TPS : la Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) interpelle le gouvernement haïtien 
Actualités Société

Fin du TPS : la Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) interpelle le gouvernement haïtien 

  • by Rezo Nodwes
  • 31 juillet 2026
  • 0 Comments

Son Excellence Monsieur Alix Didier Fils-Aimé Premier ministre de la République d’Haïti
Primature Villa d’Accueil 1, rue Prosper, Musseau Port-au-Prince, Haïti 

Monsieur le Premier ministre, Lettre ouverte de la Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé : Face à la crise du TPS, l’État haïtien ne peut rester silencieux

 La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) s’adresse solennellement à vous dans un moment d’une gravité exceptionnelle pour notre nation. La décision de mettre fin au Temporary Protected Status (TPS) accordé à des centaines de milliers de ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis, dont environ 353 000 compatriotes concernés, ouvre une nouvelle crise humaine, sociale et économique dont les conséquences pourraient dépasser largement les communautés haïtiennes établies à l’étranger. 

Cette situation interpelle directement l’État haïtien. Elle exige une parole claire, une action immédiate et une mobilisation nationale. Même dans les circonstances politiques difficiles que traverse notre pays, le gouvernement haïtien demeure responsable de défendre les intérêts des citoyens haïtiens, où qu’ils se trouvent, et de préparer des réponses aux crises qui menacent la stabilité et la dignité de notre peuple. 

Monsieur le Premier ministre, le silence observé jusqu’ici par votre administration face à cette situation majeure suscite de profondes interrogations. Des centaines de milliers d’Haïtiens qui vivent depuis plusieurs années aux États-Unis, qui y travaillent, qui y élèvent leurs enfants et qui contribuent au développement de leur pays d’origine à travers leurs transferts financiers, se retrouvent aujourd’hui plongés dans l’incertitude.

 Ces compatriotes ne sont pas de simples statistiques migratoires. Ils sont des fils et des files d’Haïti. Ils sont des membres de familles haïtiennes. Ils sont des acteurs importants de notre économie nationale. Pendant des années, leurs sacrifices et leurs contributions ont permis à de nombreuses familles de survivre et ont aidé à maintenir une économie nationale fragilisée par les crises successives. 

La fin du TPS représente donc une crise qui concerne toute Haïti. Elle risque d’entraîner des séparations familiales, des pertes d’emploi, des ruptures de parcours scolaires et professionnels, ainsi que le retour forcé de milliers de personnes vers un pays qui traverse déjà une crise sécuritaire, humanitaire et institutionnelle sans précédent. 

Monsieur le Premier ministre, indépendamment des débats politiques entourant votre accession à la Primature et des critiques formulées sur la légitimité de votre gouvernement, la fonction que vous occupez vous impose aujourd’hui une responsabilité historique : cele de défendre les intérêts du peuple haïtien.

Vous aviez la possibilité d’engager des démarches diplomatiques auprès des autorités américaines afin de rechercher des solutions pour éviter une situation brutale et désordonnée. Un moratoire humanitaire, une période de transition, un dialogue renforcé avec les autorités américaines ou encore une coordination internationale auraient pu être envisagés. 

La défense des citoyens haïtiens à l’étranger ne constitue pas une faveur accordée par un gouvernement ; elle représente une obligation fondamentale de l’État. Les autres nations confrontées à des crises migratoires similaires ont toujours utilisé les voies diplomatiques disponibles pour protéger leurs ressortissants et négocier des solutions respectueuses de la dignité humaine. 

Article précédent Donald Trump “exaspéré” par les divisions de son administrat… Article suivant Haïti - Élections : Près d’une centaine de leaders religieux…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !