Qui dit mieux ? Cinquante-quatre milliards d’euros d’économies. Tel est le défi que s’est fixé le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, pour son projet de budget 2027. Son prédécesseur, François Bayrou, était tombé il y a un an pour moins que ça. Il avait fixé la barre à 44 milliards. Mais il faut dire qu’il avait braqué le pays en proposant de supprimer deux jours fériés.
Cette fois, l’équation est autre pour le locataire de Matignon. Lecornu s’est fixé deux limites : pas d’augmentation d’impôts et pas touche aux filets de protection des plus pauvres. Mais pour le reste, tout le monde devra être mis à contribution. C’est qu’il s’agit de ramener le déficit à 5 % du PIB contre 5,4 % cette année.
Charité bien ordonnée commençant par soi-même, l’État devra trouver à lui seul 10 milliards. Les crédits des ministères seront rabotés, à l’exception de quelques-uns d’entre eux comme la Défense, la Justice, l’Intérieur et la Transition écologique. Pour le symbole, les cabinets ministériels devront faire ceinture. Et le point d’indice des fonctionnaires sera gelé.
Sérieux point de friction, les retraités seront mis à contribution. Soit leur pension sera désindexée, soit l’abattement fiscal dont ils disposaient jusqu’ici sera revu à la baisse. Ce n’est pas là la seule dépense socia
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Dirigeant le mieux payé du monde, le Premier ministre singapourien va être augmenté de 64 %
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !