Situé dans la zone occupée par Israël dans le sud du Liban, le village de Zaoutar El-Charkiyé fait partie de ces localités où l’Etat hébreu poursuit ses attaques au pays du Cèdre, malgré le cessez-le-feu. L’armée israélienne y fait exploser des bâtiments. Elle n’épargne pas les terres agricoles. Un Franco-Libanais originaire du village, qui réside en France et a requis l’anonymat, accuse les soldats d’avoir arraché, au début de l’été, quelque 600 oliviers appartenant à sa famille, ancrée de longue date dans le Sud. Il a saisi la justice française : la plainte contre X, déposée le 22 septembre, vise des faits de vol, destructions et détériorations de biens constitutifs de crimes ou délits de guerre.
Il s’agit, depuis le cycle de conflit qui a débuté à l’automne 2023 entre Israël et le Hezbollah, de la première plainte en France contre un crime environnemental présumé au Liban, et commis en période d’occupation. Avocats du plaignant, William Bourdon et Nicolas Busin, récemment de passage à Beyrouth, se disent « certains de l’absence de nécessité militaire » derrière l’arrachage des oliviers.
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