De nouveaux documents, accablants pour les autorités de Khartoum, confirment que des armes chimiques ont été utilisées au Soudan par l’armée régulière pour contrer l’avancée des paramilitaires. D’après les éléments publiés par le Washington Post et le New York Times, des bombes au chlore ont été ainsi développées et utilisées pendant au moins 6 mois, entre juillet 2024 et janvier 2025.
Les deux quotidiens américains ont eu accès à un dossier comprenant des notes internes, des vidéos, des photos et des interceptions téléphoniques. Y figurent notamment des messages et appels émis et reçus par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, le chef des Forces armées soudanais (FAS) et président de facto du Soudan. Ces documents hautement confidentiels ont été transmis par une « agence de renseignement d’un pays du Moyen-Orient », affirment les journaux, sans plus de détails. Deux sources sécuritaires ont assuré au Monde qu’ils émanaient des services de renseignement israéliens.
Le Soudan est le théâtre d’un conflit qui a fait plus de 200 000 morts et 14 millions de déplacés depuis avril 2023, selon les estimations des organisations humanitaires. Les FAS, qui contrôlent la partie orientale du pays et la vallée du Nil – au centre –, combattent les Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire qui occupe le Darfour, la partie occidentale du Soudan.
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