Le conflit ukrainien a de plus en plus de répercussions directes sur le sol européen et devient un défi aussi sécuritaire et militaire que politique pour les alliés de Kiev. Quoi qu’il advienne de l’appel du président américain, Donald Trump, samedi 10 octobre, à un changement de président en Ukraine, la façon de riposter aux manœuvres hybrides de Moscou et d’empêcher l’escalade en cours pose un véritable dilemme aux Occidentaux, Européens en tête.
L’expression de « guerre hybride » s’est progressivement imposée dans le débat public pour décrire l’explosion des incidents attribués à Moscou – plus de 150, de gravité diverse, depuis 2022, partout en Europe. Mais les cercles militaires préfèrent parler de « menaces » ou de « manœuvres » hybrides, tant considérer qu’un Etat mène une « guerre » contre un autre peut avoir des implications lourdes en termes de riposte à engager. Car, dans la plupart des pays européens, l’état de guerre correspond aussi à un état juridique bien précis, qui nécessite un aval du Parlement.
C’est dans ce contexte que doit s’exprimer, de manière solennelle, le chef des forces armées de l’Organisation de l’Atlantique Nord (OTAN), Alexus Grynkewich, lundi 12 octobre, à Varsovie, au détour d’un forum de sécurité international. Il dévoilera, à cette occasion, une possible adaptation des plans de défense de l’Alliance atlantique dans le cadre d’un discours à l’intitulé martial : « Le plan de la victoire ». Le sujet de la guerre hybride figure aussi à l’agenda de la réunion mensuelle des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE), qui doit se tenir à Luxembourg, le même jour.
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