L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) présente le Plan Stratégique de Politique Industrielle pour la République d’Haïti 2026-2050 (PSPI), un document de planification sectorielle transmis et discuté par l’ADIH en coordination avec le Ministère du Commerce et de l’Industrie, issu d’une concertation approfondie entre les principaux acteurs du tissu industriel national.
La République d’Haïti est confrontée à une contraction prolongée de son activité économique, soit plus de 6 ans consécutifs, dont les effets dépassent le registre conjoncturel pour relever désormais d’un défi structurel majeur. Les principaux indicateurs disponibles mettent en lumière l’ampleur de cette situation des plus graves et la nécessité d’une réponse publique cohérente, ambitieuse et durable :
• La contribution de l’industrie au Produit Intérieur Brut (PIB) est tombée de 18 % dans les années 1980 à seulement 4,5 % en 2026 selon le Fonds Monétaire International (FMI) ;
• Près de 78 % de la population active est sous-employée ou exclue du marché formel du travail ;
• Le déficit commercial atteint 4 milliards USD par an, le pays importe plus de 80 % de ses biens de consommation ;
• L’inflation cumulée des six dernières années dépasse les 30 %, détruisant le capital d’exploitation des entreprises avant même la fin des cycles de production ;
• Le coût de l’électricité peut dépasser 0,52 USD/kWh, soit plusieurs fois le coût moyen régional, rendant toute production locale non compétitive.
À défaut d’une inflexion structurelle rapide, ces tendances pourraient durablement affaiblir la base productive nationale, compromettre la création d’emplois et accentuer la dépendance extérieure du pays.
Le PSPI propose l’établissement d’un Pacte National de Compétitivité sur 25 ans entre l’État et les secteurs productifs, en vue de restaurer durablement les capacités industrielles du pays et de créer les conditions d’une croissance plus soutenue, plus inclusive et plus souveraine.
Vision 2050 : faire d’Haïti une économie capable de produire avec compétitivité, d’offrir des emplois en nombre, de réduire sa vulnérabilité aux importations et de consolider, sur des bases durables, sa souveraineté économique.
• 500,000 emplois industriels formels créés (contre 150,000 aujourd’hui) ;
• Contribution de l’industrie au PIB portée à 20% (contre 9% actuellement) ;
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