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Haïti | Hier les Kényans, aujourd’hui les Tchadiens, indépendants depuis 1960 et passés par un référendum constitutionnel contesté en 2023 : les communiqués de victoire se succèdent, mais les gangs continuent d’occuper le terrain

« Quel est, au juste, le plan pour Haïti ? Ariel Henry en savait-il autant qu’Alix Didier Fils-Aimé aujourd’hui ? », s’interroge Josué Renaud, de la New England Human Rights Organization (NEHRO). Des élections contestées à la suppression de la limitation des mandats présidentiels. Ind

Haïti | Hier les Kényans, aujourd’hui les Tchadiens, indépendants depuis 1960 et passés par un référendum constitutionnel contesté en 2023 : les communiqués de victoire se succèdent, mais les gangs continuent d’occuper le terrain
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19 septembre 2026
Haïti | Hier les Kényans, aujourd’hui les Tchadiens, indépendants depuis 1960 et passés par un référendum constitutionnel contesté en 2023 : les communiqués de victoire se succèdent, mais les gangs continuent d’occuper le terrain
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Haïti | Hier les Kényans, aujourd’hui les Tchadiens, indépendants depuis 1960 et passés par un référendum constitutionnel contesté en 2023 : les communiqués de victoire se succèdent, mais les gangs continuent d’occuper le terrain

  • by Rezo Nodwes
  • 19 septembre 2026
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« Quel est, au juste, le plan pour Haïti ? Ariel Henry en savait-il autant qu’Alix Didier Fils-Aimé aujourd’hui ? », s’interroge Josué Renaud, de la New England Human Rights Organization (NEHRO).

Des élections contestées à la suppression de la limitation des mandats présidentiels. Indépendant de la France depuis le 11 août 1960, le Tchad a organisé un référendum constitutionnel controversé le 17 décembre 2023, suivi d’une élection présidentielle le 6 mai 2024 et de législatives le 29 décembre, dont les résultats ont été contestés par une partie de l’opposition. Le 8 octobre 2025, le président Mahamat Idriss Déby Itno a promulgué une révision constitutionnelle, adoptée par le Parlement sans nouvelle consultation populaire, portant le mandat présidentiel de cinq à sept ans à compter de la prochaine élection, supprimant toute limitation de son renouvellement et prolongeant celui des députés à six ans. Présentée comme « technique » par le pouvoir, cette modification a provoqué le boycott du vote par des parlementaires de l’opposition, qui réclamaient un référendum. Human Rights Watch estime qu’elle affaiblit les garanties de l’alternance démocratique et ouvre la possibilité d’une présidence indéfiniment renouvelable.

Le déploiement de militaires tchadiens en Haïti invite ainsi à une interrogation institutionnelle : quel calendrier, quels objectifs opérationnels et quelles garanties de contrôle démocratique accompagnent cette intervention ?

Les contingents internationaux se succèdent, les autorités renouvellent leurs promesses de reconquête et les communiqués officiels célèbrent chaque arrivée de renforts. Pourtant, les enlèvements continuent de frapper les écoliers, les médecins, les journalistes, les responsables publics et jusqu’aux policiers chargés de leur protection. Vendredi 18 septembre, au moins cinq élèves auraient été kidnappés à Bois-Verna, à Port-au-Prince, selon Radio Ibo.

Un nouvel épisode qui confronte les déclarations gouvernementales à la persistance de l’insécurité.

Hier, les Kényans étaient accueillis comme les artisans d’une reconquête annoncée. Aujourd’hui, les Tchadiens viennent renforcer une nouvelle force internationale. Entre ces deux mobilisations, les Haïtiens attendent toujours des résultats vérifiables : routes sécurisées, territoires récupérés, otages libérés et responsables de massacres traduits en justice.

Juin 2024 : l’espoir kényan et les premières promesses de reconquête. Le 25 juin, les premiers policiers kényans débarquent à Port-au-Prince. Garry Conille présente leur arrivée comme une occasion de rétablir l’ordre. Le lendemain, il leur rend visite à leur base de Clercine et réaffirme la détermination de son gouvernement à restaurer la paix. La Primature publie un communiqué saluant l’engagement des partenaires internationaux.

Les engagements portent déjà sur le retour à la vie normale, la sécurité nationale et la restauration de l’autorité publique.

Janvier 2025 : Fils-Aimé célèbre les nouveaux Kényans. Le 18 janvier, le Premier ministre accueille à l’aéroport Toussaint-Louverture environ 300 policiers supplémentaires, selon le communiqué officiel de la Primature.

Le gouvernement présente cette arrivée comme une nouvelle étape vers la libération du pays et remercie ses partenaires internationaux. Un an et demi après le premier déploiement, la promesse de reconquête accompagne encore l’annonce de renforts.

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