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Haïti : l’heure de vérité est arrivée

Par Patrick Prézeau Stephenson* La lettre de Michel Soukar n’est pas un avertissement. C’est une mise en demeure. Elle dit ce que beaucoup savent mais n’osent plus formuler : Haïti ne s’est pas effondré. Il a été défait. Délibérément. Méthodiquement. Et avec la complicité active d

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2 septembre 2026
Haïti : l’heure de vérité est arrivée
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Haïti : l’heure de vérité est arrivée

  • by Rezo Nodwes
  • 2 septembre 2026
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Par Patrick Prézeau Stephenson*

La lettre de Michel Soukar n’est pas un avertissement. C’est une mise en demeure. Elle dit ce que beaucoup savent mais n’osent plus formuler : Haïti ne s’est pas effondré. Il a été défait. Délibérément. Méthodiquement. Et avec la complicité active de ceux qui avaient le devoir de le protéger.

Pendant des années, les élites politiques, économiques et sociales ont joué avec les fondations du pays comme s’il s’agissait d’un décor. Elles ont marchandé l’État, fragmenté les institutions, et transformé la souveraineté en slogan creux. Aujourd’hui, le décor s’est effondré. Et derrière, il n’y avait rien.

Soukar le dit sans détour : « L’histoire nous regarde. » La vérité est plus dure : l’histoire nous juge.

Soukar parle de manipulation, de pressions, de compromissions. Le constat est plus brutal : une partie des élites a cessé d’être nationale. Elles ont troqué leur responsabilité contre des avantages immédiats, abandonnant le pays à une dynamique de décomposition dont elles ont été, parfois, les architectes.

Soukar appelle à un pacte patriotique. Le Manifeste – Appel du Lambi répond : oui, mais un pacte qui oblige.

Un pacte qui exige de dire la vérité. Un pacte qui impose de rompre avec les pratiques anciennes. Un pacte qui interdit la capture de la transition par les mêmes acteurs qui ont contribué à l’effondrement.

Ce pacte doit être un acte de refondation, pas un compromis. Un engagement moral, pas une manœuvre politique.

Soukar propose une architecture de transition. Le Lambi ajoute : elle doit être fondatrice, ou elle ne sera qu’un simulacre.

Une transition qui reconstruit l’autorité de l’État. Qui restaure la justice. Qui réhabilite la souveraineté. Qui redonne à la nation son rôle de sujet politique.

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