Texte de la déclaration conjointe sur la défense de la souveraineté hémisphérique publié par les Gouvernements des États-Unis, de l’Argentine, de la Bolivie, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, de la République Dominicaine, de l’Équateur, du Salvador, de la Guyana, du Honduras, du Panama, du Paraguay, du Pérou et de Trinité-et-Tobago.
« Nous, Chefs d’État et de Gouvernement participant au Bouclier des Amériques, déclarons conjointement notre intention de renforcer la résilience de l’hémisphère occidental à travers les trois piliers suivants du Bouclier des Amériques : économie, sécurité et coordination multilatérale.
À cette fin, nous déclarons conjointement notre intention d’entreprendre les actions suivantes, conformément à nos obligations juridiques internationales et nationales respectives :
Défendre nos économies en renforçant la coopération économique ; en explorant des mécanismes de contrôle des investissements ; en sécurisant les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques grâce à un approvisionnement diversifié et fiable et en promouvant une réglementation des fournisseurs de confiance pour l’infrastructure numérique, appliquée de manière non discriminatoire. Nous reconnaissons qu’une sécurité durable exige le développement économique, des emplois stables et des perspectives concrètes pour la population, et que la souveraineté économique est défendue avec succès lorsque les capitaux entrant dans nos pays sont transparents et vérifiables.
Défendre la gouvernance démocratique contre les réseaux narcoterroristes armés, notamment en coordonnant les sanctions, les désignations et les actions financières contre les terroristes et les criminels ; en renforçant les forces de l’ordre civiles et en fournissant une aide humanitaire et de communication pour défendre la volonté populaire.
Défendre et promouvoir le respect mutuel de la souveraineté nationale et de l’autodétermination de chaque nation au sein d’instances multilatérales afin de coordonner et de faire progresser les objectifs et propositions communs, tels que le renforcement des actions internationales contre les groupes criminels transnationaux organisés ou la poursuite des réformes nécessaires au sein des organisations multilatérales.
Pour concrétiser ces trois piliers, les États participants entendent renforcer leur coopération par un partage accru de renseignements ; faciliter l’accès, le cas échéant, aux technologies et capacités de sécurité ; promouvoir la formation et le perfectionnement professionnel des ressources humaines ; et développer l’échange de bonnes pratiques. Les États participants entendent également approfondir leur coopération en matière d’investissement et de questions économiques et renforcer la consultation et la coordination des positions communes sur les questions d’intérêt partagé au sein des instances régionales et multilatérales.
Reconnaissant que les organisations narcoterroristes transnationales constituent une menace immédiate et universelle dans notre hémisphère, mettant en péril la Paix et la sécurité de notre région ainsi que la sûreté, la sécurité et la prospérité de nos citoyens, nous annonçons aujourd’hui la première action conjointe menée dans le cadre de nos nouveaux piliers : l’action individuelle et collective pour lutter contre le fléau du narcoterrorisme. À ce titre, nous déclarons notre intention d’imposer, le cas échéant et conformément à nos obligations juridiques internationales et nationales respectives, le gel des avoirs ; des restrictions en matière d’immigration et de visas pour les membres, associés et sympathisants de ces organisations ; et des poursuites pénales contre les personnes qui, en connaissance de cause, apportent un soutien matériel, notamment logistique, à ces organisations, entre autres mesures. Cette première action conjointe ciblera les 24 organisations énumérées ci-dessous, quelle que soit leur dénomination dans chacun de nos pays.
Afin de faciliter la réalisation de ces objectifs, nous avons l’intention de cosigner une demande formelle adressée au Président du Conseil permanent de l’Organisation des États américains (OEA) sollicitant la tenue d’une réunion de consultation pour décider de la création d’un Organe de consultation en vertu des articles 6 et 13 du Traité interaméricain d’assistance réciproque (Traité de Rio). Dès la convocation de cette réunion, nous entendons participer, au niveau ministériel, à l’examen de l’adoption d’une résolution visant à promouvoir et à faciliter l’action collective contre les organisations narcoterroristes, conformément au Traité de Rio. Les États participant au Bouclier interaméricain qui ne sont pas actuellement parties au Traité de Rio déclarent soutenir cette initiative et expriment leur détermination à y contribuer dans la mesure du possible, conformément à leurs obligations juridiques internationales et nationales respectives, notamment en participant à l’Organe de consultation dans les limites prévues par son Règlement intérieur. »
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