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Haïti/RD : Les questions tarifaires dans un environnement pan-insulaire – Principes, méthodes et application au cas Viettel/Natcom face à Digicel et Claro sur l’île Quisqueya

Conatel et Indotel devront exiger la notification des accords, contrôler les tarifs de gros, imposer le cas échéant des plafonds de roaming et de Mobile Money, et garantir que les usagers ne subissent plus de facturation involontaire liée au débordement des signaux. Une coordination tarifaire m

Haïti/RD : Les questions tarifaires dans un environnement pan-insulaire – Principes, méthodes et application au cas Viettel/Natcom face à Digicel et Claro sur l’île Quisqueya
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10 septembre 2026
Haïti/RD : Les questions tarifaires dans un environnement pan-insulaire – Principes, méthodes et application au cas Viettel/Natcom face à Digicel et Claro sur l’île Quisqueya 
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Haïti/RD : Les questions tarifaires dans un environnement pan-insulaire – Principes, méthodes et application au cas Viettel/Natcom face à Digicel et Claro sur l’île Quisqueya 

  • by Rezo Nodwes
  • 10 septembre 2026
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Conatel et Indotel devront exiger la notification des accords, contrôler les tarifs de gros,  imposer le cas échéant des plafonds de roaming et de Mobile Money, et garantir que les  usagers ne subissent plus de facturation involontaire liée au débordement des signaux. Une  coordination tarifaire minimale (méthodologies de coûts communes, échanges  d’informations) serait un progrès décisif. 

L’arrivée d’un opérateur véritablement pan-insulaire, Viettel/Natcom, redessine en  profondeur la concurrence télécom sur l’île d’Hispaniola. Avec sa présence historique en  Haïti via Natcom et l’attribution récente de 240 MHz de spectre en République dominicaine,  ce groupe dispose désormais d’actifs des deux côtés d’une frontière de près de 400 kilomètres.  Cette configuration pose de manière aiguë les questions tarifaires : comment tarifer la voix,  les données, les SMS et les services de Mobile Money lorsque le même opérateur peut traiter  l’île comme un marché quasi unique, tandis que ses concurrents restent limités à un seul  territoire ? 

Les enjeux ne sont pas purement techniques. Ils touchent à la concurrence, au pouvoir d’achat  des usagers frontaliers, aux flux commerciaux binationales, aux transferts de la diaspora et à  la soutenabilité économique des opérateurs. Voici comment ces questions se posent, quels  principes et méthodes s’appliquent, et comment les décliner concrètement dans le cas de  Viettel/Natcom par rapport à Digicel (Haïti) et Claro (République dominicaine). 

Comment se posent les questions tarifaires dans un environnement pan insulaire 

Dans un marché strictement national, les tarifs se construisent autour de coûts  d’interconnexion locaux, de redevances spectrales nationales et de structures de coûts  monopolitiques ou oligopolistiques. Dans un cadre pan-insulaire, plusieurs dimensions  supplémentaires apparaissent : 

• Le roaming (itinérance) devient le nœud central. Pour un abonné  Viettel/Natcom, traverser la frontière peut bientôt relever d’un roaming « interne »  à coût marginal, voire quasi nul. Pour un abonné Digicel ou Claro, le même  déplacement déclenche souvent des tarifs internationaux ou de roaming élevés.  Les signaux radio qui débordent involontairement de part et d’autre de la  frontière aggravent le problème : de nombreux usagers se retrouvent facturés en  roaming sans l’avoir choisi. 

Les interconnexions et terminaisons d’appel entre réseaux des deux pays. Les  coûts de terminaison, historiquement plus élevés pour le trafic international,  doivent être repensés. Un trafic déséquilibré (beaucoup d’appels d’un côté vers  l’autre) génère des flux de paiements importants. 

Les offres data et forfaits : l’opérateur pan-insulaire peut mutualiser ses coûts  de backbone, de sites frontaliers et de cœur de réseau pour proposer des tarifs  data plus agressifs et des forfaits « île entière ». Les opérateurs mono-pays  peinent à suivre sans accords de coopération.

Le Mobile Money : NatCash (Natcom) peut offrir des transferts transfrontaliers  instantanés à très bas coût. MonCash (Digicel) et les solutions Claro restent,  pour l’instant, plus chers ou plus complexes pour les envois Haïti-République  dominicaine, freinant le commerce informel et les envois de fonds intra insulaires. 

Les asymétries réglementaires et fiscales : deux régulateurs (Conatel et  Indotel), deux monnaies (gourde et peso), deux régimes fiscaux et de redevances  spectrales. Ces différences rendent la construction de tarifs « justes » et  comparables délicate. 

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