Fortunes africaines
Fortunes africaines
Épisode 1/12
Épisode 2/12
Épisode 3/12
Épisode 4/12
Épisode 5/12
Épisode 6/12
Épisode 7/12
Épisode 8/12
Épisode 1/12
Épisode 2/12
Épisode 3/12
Épisode 4/12
Épisode 5/12
Épisode 6/12
Épisode 7/12
Épisode 8/12
Hassanein Hiridjee, ou les ambitions d’un impatient de transformer l’Afrique
Par Marion Douet (Nairobi, correspondance)Portrait« Fortunes africaines ». Né à Madagascar il y a dix ans, le groupe Axian opère dans 21 pays d’Afrique, dans les télécoms, l’énergie ou les services bancaires. Une expansion tous azimuts portée par un fondateur charismatique qui veut aller très vite. Le milliardaire est tout autant convaincu des forces du secteur privé du continent que lucide sur ses faiblesses.
« Let’s cut the bullshit ! » (« Arrêtons le baratin ! »). C’est avec un grand sourire, et dans un anglais parfait, que Hassanein Hiridjee secoue, ce 11 mai, l’assistance un brin béate du sommet Africa Forward, à Nairobi. Sur scène, de nombreux discours – d’Africains comme de Français – enchaînent les poncifs sur le potentiel du continent, le dynamisme de sa jeunesse, son futur plein d’opportunités. Lui, accroché à son micro, martèle qu’il faut du concret : des régimes fiscaux stables, des régulations simples, du capital accessible.
« On n’a plus le temps, insiste-t-il deux jours plus tard, dans les locaux sans fastes d’un fournisseur Internet qu’il a racheté, au bord d’un axe embouteillé de la capitale kényane. On est en 2026 et on est encore en train de parler de taux de pénétration d’électricité de moins de 50 % en Afrique. Franchement, c’est normal ? »
A la scène comme à la ville, le patron du groupe Axian, 51 ans, a le parler pressé et convaincant d’une conférence TEDx. « Venez avec moi à la prochaine réunion, met-il au défi. Je suis toujours comme ça : hyperfranc, hyperdirect. Ça me dessert, parfois, parce que je ne suis pas suffisamment diplomate. » On peine à le croire.
Son entreprise est passée en dix ans d’un seul pays d’opération – Madagascar, une origine inhabituelle pour les entreprises panafricaines – à 21 pays aujourd’hui, en Afrique mais aussi à Dubaï et au Pakistan. Sans compter que ses secteurs phares – les télécoms, l’énergie et la banque – hautement sensibles et politiques, réclament un art consommé de l’entregent et de la négociation.
Expansion tous azimuts
Il vous reste 84.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !