La métropole du sud du Vietnam, Hô Chi Minh-Ville, peine à trouver les dizaines de milliers de personnes hautement qualifiées pour faire fonctionner son système de métro, en cours de construction. Sur les cinq prochaines années, six nouvelles lignes devraient permettre de sillonner la ville, puis quatorze à l’horizon 2035 avec, à terme, un réseau de plus de 700 kilomètres de lignes.
Actuellement, une seule ligne de métro, inaugurée en 2024, fonctionne. Elle emploie 1 000 personnes à des postes de maintenance, de conduite des trains et de contrôle, détaille Le Minh Triet, directeur de la Société de transport ferroviaire urbain n° 1 de Hô Chi Minh-Ville, dans VN Express.
“La ville s’apprête à investir dans plusieurs lignes de métro, et la demande en ressources humaines va connaître une croissance exponentielle”, précise le média anglophone.
Plus de 8 % de chômage chez les jeunes
D’ici à 2030, la ville aura besoin d’environ 70 000 travailleurs pour son réseau avec des postes à tous les niveaux de qualification : des ingénieurs, des techniciens, des consultants et des concepteurs. “Sur ce total, environ 30 000 travailleurs seront nécessaires pour les postes liés à l’exploitation, à la maintenance et aux aspects techniques, tandis qu’environ 12 000 seront requis pour la construction”, détaille le journal.
Le pays de 100 millions d’habitants compte une population active de 57 millions de personnes, mais de nombreux secteurs économiques du Vietnam souffrent d’un déficit de main-d’œuvre. Ainsi, note Vietnam Net, le secteur du tourisme de Hô Chi Minh-Ville, par exemple, est confronté à des pénuries de personnel, les entreprises recherchant des collaborateurs capables d’évoluer dans un environnement de plus en plus numérisé, international et concurrentiel.
De manière générale, les employeurs notent un décalage entre leurs besoins et le profil des candidats. Un peu moins de 30 % de la population active est diplômée, et le chômage chez les 15-25 ans atteint plus de 8 %. Une récente étude du Bureau international du travail relève les difficultés des jeunes diplômés à accéder à des emplois qualifiés en raison du décalage entre ce qu’ils ont appris et les demandes des entreprises en matière de technicité.
Sous la houlette du président To Lam, le Vietnam entend devenir une plaque tournante des nouvelles technologies. Depuis l’épidémie de Covid-19, il a notamment bénéficié d’un afflux d’investissements dans ce secteur après le retrait de nombreuses entreprises étrangères du marché chinois.
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