Dans la presse espagnole, il n’y a de place, jeudi 29 octobre, que pour la catastrophe ferroviaire de Urda (province de Tolède), dont le bilan s’établit à 68 morts. « Une triple défaillance de la sécurité provoque un nouveau massacre ferroviaire », titre El Mundo. « Deuxième catastrophe sur le réseau à grande vitesse en moins d’un an », souligne El País, tandis que La Vanguardia évoque « une nouvelle tragédie insupportable ». Les chaînes de télévision ont dépêché leurs équipes sur les lieux du drame, où des grues se sont activées toute la nuit pour dégager les wagons éventrés, notamment ceux du train de la compagnie privée Iryo, percuté par l’AVE de la Renfe.
« Pourquoi les trains sont-ils entrés en collision ? », s’interroge El País, alors que les premières révélations sur les circonstances de l’accident se multiplient. Le quotidien en ligne elDiario.es rapporte le contenu des échanges entre les conducteurs et le centre de contrôle ferroviaire d’Adif, à la gare d’Atocha, à Madrid. Celui-ci avait repris la gestion du trafic après une panne du système de sécurité LZB, qui contrôle en permanence la vitesse des trains et impose leur arrêt automatique en cas d’anomalie.
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