“Deux ressortissants britanniques ont été inculpés en lien avec un complot présumé au service des renseignements iraniens, dans l’enquête sur l’incident de la base aérienne de Fairford, en septembre”, rapporte la BBC mardi 27 octobre.
Deux jeunes du quartier londonien de Westminster, âgés tous deux de 24 ans, sont accusés d’avoir enfreint la Loi sur la sécurité nationale et doivent comparaître ce mardi. Mohmed Ahmad Abdulkarim est accusé d’avoir prêté assistance à un service de renseignement étranger. “Nous pensons que ce pays est l’Iran”, a précisé Laurence Taylor, le chef de la police antiterroriste.
De son côté, Nouman Essghir est accusé d’avoir pénétré dans un lieu interdit à des fins préjudiciables au Royaume-Uni, le 22 août, plusieurs semaines avant l’incident, précise la radiotélévision britannique.
“Une série d’incidents”
Cinq hommes avaient été arrêtés dans la nuit du 26 au 27 septembre dans l’ouest de l’Angleterre, près de la base militaire de la Royal Air Force (RAF) de Fairford. Une agricultrice avait alerté la police, disant avoir vu trois fourgonnettes et des hommes “encagoulés”, ce qui avait donné lieu à une opération d’évacuation.
Les soupçons s’étaient vite portés sur l’Iran puisque cette base a été utilisée pour bombarder le pays par l’armée de l’air américaine, qui a retiré ses appareils depuis cette alerte. Mais les jeunes suspects avaient été rapidement remis en liberté sous caution, et aucun véritable explosif n’avait été retrouvé dans les fourgonnettes.
Cependant, Nouman Essghir a été de nouveau arrêté le 20 octobre, ainsi qu’un autre suspect britanno-iranien. Le chef de la police antiterroriste a reconnu ce mardi que la libération rapide des cinq suspects arrêtés, fin septembre, avait suscité des interrogations – le président des États-Unis, Donald Trump, s’était lui-même dit “surpris”. Toutefois, Laurence Taylor a défendu cette décision qui, dit-il, “a permis des progrès plus rapides, de meilleures preuves et en fin de compte, d’obtenir les inculpations”.
Selon lui, la police antiterroriste britannique a constaté “une série d’incidents ces derniers mois que nous croyons orchestrés par l’État iranien”.
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