“Les oligarques font main basse sur le sport le plus humble – à l’origine – de l’humanité : le football. Gianni Infantino est déjà en train de manigancer l’expropriation et la prise en otage du foot. Tout a commencé par un ballon et deux plots. Aujourd’hui, il exhale un parfum de Bourse et de Wall Street”, se désole la version espagnole du site d’information sportif ESPN.
Le mardi 28 juillet, quelques heures après des révélations du quotidien britannique The Times, la Fifa a publié un communiqué officialisant son projet de créer une société commerciale chargée de la gestion de ses activités commerciales et événementielles. Baptisée “Fifa Forward Enterprise” (FFE), elle serait ouverte aux investisseurs privés – qui devraient rester actionnaires minoritaires – et pourrait drainer des sommes folles : l’instance dirigeante du football mondial espère lever quelque 4,2 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a parlé d’une “occasion en or” et a fait miroiter des dotations colossales aux fédérations membres, à hauteur de 20 millions de dollars (17 millions d’euros).
Pour ses contempteurs les plus virulents, ce projet est un pas de plus vers l’hypercommercialisation du sport le plus populaire de la planète. La presse internationale vitupèr
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