Dans le quartier de Khlong Chan, à l’est de la capitale thaïlandaise Bangkok, Siraprapha Sangseeluem était toujours coincée dans son appartement cinq jours après le déluge qui a bloqué la métropole à la fin du mois de septembre. La jeune femme de 24 ans témoigne dans le South China Morning Post de la soudaineté du phénomène. Elle n’a pas eu le temps de mettre à l’abri sa voiture neuve, engloutie en quelques heures.

En trois jours, l’équivalent d’un mois de précipitation est tombé sur la ville. De nombreux vols ont été annulés et la circulation dans la ville s’est retrouvée paralysée. Pour Siraprapha Sangseeluem, les autorités ont été totalement inefficaces dans leur gestion de la crise, minimisant l’incidence des précipitations malgré les alertes lancées les jours précédents par les météorologues. Une négligence qui a provoqué l’ire des habitants de la capitale.

À l’image, raconte le quotidien de Hong Kong, de la manière dont le Premier ministre Anutin Charnvirakul a été reçu quand il est venu distribuer de la nourriture et de l’eau aux sinistrés. “Je me sens tellement riche”, lui ont lancé les résidents de la capitale. Un sarcasme, écrit le journal, destiné à celui qui promettait, lors des élections de janvier dernier, de rendre le pays “tellement riche que [les Thaïlandais ne