Ce mardi 1er septembre marque le début de l’année scolaire pour 11,6 millions d’élèves en France. Mais la rentrée 2026 s’accompagne d’une “nouveauté”, note le quotidien espagnol ABC : L’interdiction des téléphones portables dans les lycées. Promulguée le mardi 25 août, la loi étend la mesure déjà effective depuis 2018 dans les écoles primaires et les collèges.

Les lycées “mettent les bouchées doubles” pour faire respecter l’interdiction dès cette semaine, “alors que Macron se mobilise pour éloigner les enfants des écrans”, écrit depuis le Royaume-Uni The Guardian. Les syndicats et certains chefs d’établissement ont cependant averti que la mesure ne sera pas simple à faire respecter et que, “dans de nombreux établissements, il faudra des semaines, voire des mois pour qu’elle soit mise en place”, reprend ABC. Afin de faire passer cette loi “signée à la hâte” dans les faits, les lycées doivent modifier leur règlement intérieur – un “processus long”, confirme le Guardian.

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Outre les difficultés liées à sa mise en place, les syndicats ont également dénoncé “‘l’incohérence’ d’une telle interdiction, puisque, ces dernières années, les supports numériques pédagogiques se sont généralisés dans les établissements français”, rapporte ABC. Ils redoutent également que cela ne devienne “un motif de conflit entre les équipes pédagogiques et les élèves”, poursuit le titre madrilène. Sans compter que, contrairement aux tranches d’âge concernées depuis 2018, les lycéens “sont presque majeurs”.

Il revient désormais aux enseignants de faire respecter l’interdiction des téléphones, note la Tagesschau. Mais de nombreuses questions se posent : “Où ranger les portables interdits ? Éteints et mis dans les sacs à dos ? Ou plutôt dans un casier fermé à clé ? Les moyens sont-ils disponibles pour financer de tels achats ?” Puis viendra la question des sanctions, puisque “après tout une interdiction sans sanctions est inutile”, souligne le média public allemand.

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