Le gouvernement israélien a annoncé, jeudi 3 septembre, la libération de cinq Libanais enlevés dans le sud du Liban, en précisant que cette mesure avait été prise dans le cadre des négociations avec Beyrouth.
« A l’issue de leur interrogatoire, il est apparu qu’il s’agissait de citoyens qui n’étaient membres d’aucune organisation terroriste, qui n’avaient pas participé à des activités terroristes et qu’il n’existait aucune raison de continuer à les détenir en Israël », disent les services du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, dans un communiqué.
Leur identité et les circonstances dans lesquelles ils ont été emmenés en Israël, n’ont pas été précisées. Selon une source militaire libanaise, un homme capturé par les forces israéliennes au cours des affrontements avec le Hezbollah a été a rapatrié au Liban par le Comité international de la Croix-Rouge.
Dans le cadre de négociations menées en août avec Israël, les autorités libanaises avaient exigé la libération d’un premier groupe de personnes capturées au début de la guerre de 2024 entre l’Etat hébreu et le mouvement chiite pro-iranien.
« Martyrs de la Nation »
Beyrouth n’a pas communiqué le nombre de Libanais détenus en Israël, mais une liste de plus de 30 personnes enlevées depuis 2024 a été établie par leurs familles et une commission est chargée de suivre leurs dossiers.
« Dans le cadre des négociations avec le Liban, le premier ministre, Nétanyahou, a donné pour instruction de faire avancer la recherche et la restitution des dépouilles des dirigeants de la communauté juive du Liban – les martyrs de la nation – qui ont été enlevés et assassinés au milieu des années 1980 par des organisations terroristes », précisent ses services dans leur communiqué.
« Au cours des derniers mois, de nombreuses actions ont été menées pour les localiser, tant du côté libanais que du côté israélien, y compris des opérations sur le terrain. Compte tenu de cette intense activité, il a été décidé de libérer cinq citoyens libanais qui avaient été arrêtés dans les zones contrôlées par l’armée israélienne au sud du Liban », ajoutent-ils.