Depuis que Donald Trump a annoncé, jeudi le 30 juillet, un plan de désarmement du Hamas à Gaza, censé s’accompagner d’un retrait des troupes israéliennes, l’Etat hébreu cherche à amender ce projet afin de conserver sa marge de manœuvre dans l’enclave, sans cependant désavouer le président américain.
Depuis quatre jours, Israël dresse ses lignes rouges par voie de presse et sous le sceau d’un anonymat tout relatif. Ainsi, lundi 3 août, à l’issue d’une rencontre entre le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et deux envoyés du Conseil de la paix – l’organe chargé d’appliquer le plan de sortie de conflit de Donald Trump à Gaza –, « un haut responsable israélien » affirmait que l’armée de l’Etat hébreu ne se retirerait pas pleinement de l’enclave et conserverait de surcroît la liberté d’y frapper « toute menace. »
Durant le week-end, une même source avait affirmé qu’Israël avait déjà soulevé trois objections auprès de Washington : l’armée craint de ne plus pouvoir intervenir rapidement dans les zones où doit se déployer une force internationale de stabilisation – un déploiement dont l’Etat hébreu a accepté le principe, lundi. Ce dernier souhaite voir les armes du Hamas détruites et pas seulement mises sous clé dans la bande de Gaza, sous la garde d’un conseil de technocrates palestiniens censé assumer peu à peu l’administration du territoire. Il s’inquiète enfin de l’implication du Qatar et de la Turquie, pays médiateurs de l’accord, dans la vérification du désarmement des factions palestiniennes.
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