Lors des dernières élections en Israël, le 1er novembre 2022, les sondages publiés dans les quinze derniers jours avaient donné une photographie instantanée assez juste des rapports de force entre les principaux partis politiques. Dans ce scrutin proportionnel, avec une seule circonscription nationale, le leader de l’opposition de l’époque, Benyamin Nétanyahou, était alors crédité de 30 à 34 sièges (32 obtenus sur 120), le premier ministre sortant, Yaïr Lapid, entre 23 et 26 députés (24 au final), et l’extrême droite religieuse était évaluée entre 12 et 14 sièges (14 élus).
Le constat était similaire sur une plus longue durée : « Trente-six sondages réalisés entre le dépôt des listes de candidats et le jour du scrutin prévoyaient que le Likoud obtiendrait de 30 à 35 sièges », avaient constaté les chercheurs Noam Gidron, Gideon Rahat et Michal Shamir dans l’ouvrage de référence sur les élections israéliennes publié par l’Israel Democracy Institute, The Elections in Israel 2022 (Routledge, 2025). La victoire de Benyamin Nétanyahou n’avait pas été contestée et six semaines après le scrutin, fin décembre 2022, à l’issue de longues tractations entre les partis, le nouveau gouvernement dirigé par Benyamin Nétanyahou avait pris ses fonctions. « Le plus radical de l’histoire d’Israël », comme l’avaient qualifié les mêmes chercheurs.
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