La Fête de la bière fait partie des rares choses de l’Allemagne qui me manquent. J’étais donc ravi quand mon ami allemand Ralf m’a invité récemment à une fête bavaroise qu’il organisait au sud de Paris. En revanche, il allait falloir que je me procure de toute urgence de nouvelles chaussettes traditionnelles, car les miennes étaient trouées.

Je me suis rendu dans une boutique de vêtements tyroliens qui se trouve non loin du Panthéon. Et j’ai constaté avec tristesse qu’elle avait fermé, après quarante-trois ans d’activité. Le marché parisien des dirndl [robes traditionnelles] et des wadlstrümpf [des chauffe-mollets en laine] est manifestement en train de se réduire. Cependant, mon salut était tout proche ! Un panneau informait que la boutique Artisanat d’Iran, située de l’autre côté de la rue, avait pris sous sa garde le stock de vêtements alpins.

Minorités solidaires

Que c’est formidable ! Nous les minorités de Paris, on se serre les coudes ! D’ailleurs, on tombe souvent sur la culture populaire bavaro-germanique là où l’on s’y attend le moins. J’ai trouvé récemment des caisses de bière blanche d’une brasserie de Bayreuth dans une épicerie fine juive.

Une petite consolation face au fait que nombre de médiateurs culturels allemands disparaissent à Paris : la librairie allemande,