Revenu dans son pays il y a quelques mois, le cinéaste iranien Jafar Panahi, connu pour son opposition au régime, a été condamné le 16 octobre par le tribunal révolutionnaire de Téhéran à cinq ans et un mois de prison, a annoncé sa défense, citée par le média ultraconservateur Hamshahri. Il a également été condamné à la confiscation de tous ses biens, ainsi qu’à une interdiction de deux ans de voyager à l’étranger et d’utiliser les réseaux sociaux.

Le réalisateur de 66 ans, dont on ignore s’il se trouve encore en Iran, a déjà été emprisonné à deux reprises, en 2010 puis entre 2022 et 2023, avant d’être libéré après une grève de la faim. Sa récente condamnation par contumace, et pour des charges retenues contre lui encore non identifiées, témoigne de la poursuite de la répression des voix dissidentes dans le pays, notamment à travers les exécutions de manifestants de janvier.

“Reconnaissance du cinéma clandestin iranien”

Pour le site Rouydad24, la peine infligée à Jafar Panahi constitue, quelque part, une “reconnaissance du cinéma clandestin iranien” par les autorités. “Le public se détourne des films autorisés, ne croyant plus ni aux tenues des actrices, ni aux relations entre les personnages, ni aux histoires racontées par le cinéma officiel”, explique le site.

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