Le 16 janvier, le tribunal correctionnel d’Anvers, en Belgique, condamnait à sept années de détention Jos Leijdekkers, 35 ans, surnommé « Bolle Jos » (« Jos le joufflu »). Un surnom sympathique pour un homme qui ne l’est pas : accusé de plusieurs meurtres, il est aussi l’un des narcotrafiquants les plus recherchés au monde. Il a fui les quais de Rotterdam, aux Pays-Bas, et d’Anvers, en Belgique, depuis 2020, année durant laquelle a démarré l’enquête sur « l’affaire Hippix » qui portait sur l’importation en Europe de 11 tonnes de cocaïne.
Le jour de la fin de son procès, Jos le joufflu, né à Bréda, dans le sud des Pays-Bas, n’était donc pas sur place pour écouter la sentence des juges qui envoyaient 47 prévenus derrière les barreaux, prononçaient un total de cent dix-neuf années de peines de prison assorties d’amendes – 2 millions d’euros pour Jos le joufflu – et ordonnaient la confiscation de biens pour un total de 236 millions d’euros.
Le narcotrafiquant, désormais condamné à un total de cinquante-sept années de détention en Belgique et vingt-quatre dans son pays, vit aujourd’hui en Sierra Leone où il est devenu le gendre du président Julius Maada Bio : en février 2025, le Néerlandais apparaissait, à la surprise générale, sur des images prises lors d’un office religieux, debout, à côté d’Agnes Bio, la fille du président. Et en septembre 2025, on apprenait que cette diplomate avait accouché d’un enfant dont Jos le joufflu est le père.
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