Au Liban, la rencontre, mardi 21 juillet, entre Joseph Aoun et Donald Trump à la Maison-Blanche était très attendue, compte tenu de son caractère historique – il s’agit de la première visite d’un président libanais aux États-Unis depuis 2009 – et de son importance dans la séquence actuelle.

Le chef de l’État libanais, qui a engagé son pays sur la voie délicate du désarmement du Hezbollah et de la négociation avec Israël pour mettre fin à son occupation du sud du Liban, était venu s’assurer du soutien de Washington.

De ce point de vue, la rencontre a été un “succès”, estime le quotidien libanais An-Nahar. Le président libanais, qui a reçu un “accueil chaleureux”, est “reparti avec un soutien sans faille à la voie qu’il a suivie depuis le début de son mandat”.

Toutefois, “on attendra de voir ce que le soldat Aoun”, qui a commandé les forces armées libanaises durant près de huit ans avant d’être élu, avec le soutien de l’Occident, en janvier 2025, “ramène de consistant dans sa besace”, peut-on lire dans un éditorial du quotidien L’Orient-Le Jour.

Notamment en ce qui concerne le “retrait total” israélien du sud du Liban, réclamé par le président libanais pour avancer dans la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu le mois dernier entre Beyrouth et Tel-Aviv sous l’égide des États-Unis