Le commissaire européen au commerce et à la sécurité économique, Maros Sefcovic, n’arrivera pas à Pékin les mains vides pour sa rencontre avec son homologue, le ministre du commerce Wang Wentao, le 9 octobre. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le président français, Emmanuel Macron, viennent de lester son argumentaire dans une lettre adressée à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Ils s’inquiètent, dans ce courrier, de « l’instrumentalisation du commerce, utilisé comme une arme » et de « distorsion systématique du marché » pratiquées par la Chine, qui n’est toutefois jamais nommée dans la lettre. Les propositions, précise l’Elysée, sont « agnostiques » et « peuvent s’adresser à tous les pays ». La précaution sémantique ne trompe toutefois personne.
Les deux dirigeants saluent les efforts faits par la Commission pour dialoguer avec la Chine et mobiliser tous les instruments existants pour lutter contre les subventions ou la vente à perte. Mais ils estiment que cela ne suffit plus. « Nous avons besoin d’un cadre global pour compléter notre boîte à outils avec de nouveaux instruments juridiques — et ce de manière agile et non bureaucratique », écrivent-ils, avant de détailler la liste de leurs propositions.
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