Si j’ai bien compris, la fin est proche, et il est temps de se repentir. Après avoir donné sa démission, la semaine dernière, un certain Jacob Coxon, chercheur à Anthropic, a cru bon de tweeter que son ex-employeur, comme son concurrent OpenAI, “[jouait] avec nos vies”.

Et surprise… Plutôt que de rassurer les foules, l’un de ses collègues, chef d’un service de sécurité du fleuron de l’intelligence artificielle (IA), a surenchéri : “Nous pensons vraiment, sincèrement, que l’IA pourrait tuer tous les humains. La possibilité que cela arrive dans la décennie à venir est supérieure à 10 %”, a-t-il ajouté. Aux dernières nouvelles, la prophétie de Jacob Coxon, ressassée par lui-même sur toutes les chaînes d’information, a glané 170 millions de vues depuis le 8 septembre.

Prostré dans l’attente des robots-cavaliers de l’apocalypse, j’ai tout de même jeté un regard terrifié au long article du San Francisco Standard consacré à ce summum de paranoïa anti-IA. Il confirme, certes, que les algorithmes n’en ratent pas une ces derniers temps. En témoignent l’attaque spontanée fomentée en juillet par 700 agents IA contre la plateforme Hugging Face lors d’un exercice de sécurité de routine d’OpenAI et les craintes d’une guerre bactériologique lancée par des chercheurs. Ou encore les dernières nou