Tous les étés en Belgique, il arrive un soir où de jeunes enfants, parfois à peine âgés de 11 ans, sont lâchés dans un lieu inconnu avec pour consigne de trouver leur chemin tout seul dans le noir jusqu’à un campement. Le tout sans adulte ni smartphone. Des mômes errant seuls en pleine campagne ? Où sont leurs parents ? L’absence de ces derniers est précisément le but recherché. “C’est sympa parce qu’on peut faire un peu ce qu’on veut”, résume ma fille de 13 ans lorsque je l’interroge sur son expérience. Façon de dire qu’elle a pu manger tout son content de sucreries et veiller tard le soir avec une quinzaine de copains.

Les scouts et autres mouvements de jeunesse de ce genre font recette en Belgique. C’est en gambadant dans la boue et sous la pluie tous les week-ends que se forgent des amitiés résistant au temps [et aux intempéries].

En Flandres, un enfant sur cinq est membre d’une telle organisation, et près d’un sur six en Wallonie et dans la région de Bruxelles. Seule l’Islande dénombre plus de scouts par habitant, peut-on lire sur le site On Scouting.

Escapades en autonomie

Ma fille n’a pas raté une seule de ces escapades démarrant par un “largage” en pleine nature. Pour sa première fois, je lui avais demandé si elle était bien sûre de vouloir y aller. Elle m’avait répondu