“C’est une attaque contre toute la Jordanie et tous les Jordaniens”, titre le quotidien local Al-Ghad en citant Hussein ben Abdallah, le prince héritier, qui a exprimé les condoléances de la monarchie hachémite aux proches des victimes d’un attentat terroriste qui a fait neuf morts et quarante blessés vendredi 23 octobre.

L’attentat a visé l’église grecque orthodoxe Saint-Georges du village de Houmoud, dans le gouvernorat de Karak, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale Amman, rappelle le quotidien Jordan Times.

Trois suspects ont été arrêtés ce lundi 26 octobre. Malgré l’absence de preuves précises, les médias jordaniens à l’instar d’Al-Ghad les présentent largement comme appartenant à la mouvance “takfiriste” sunnite. Face à cette idéologie extrémiste, les journaux vantent “les liens de longue date entre musulmans et chrétiens” qui ont toujours “serré les rangs au-delà des appartenances religieuses” pour rejeter les violences, écrit le Jordan Times.

Le village de Houmoud érigé en symbole national

Le village de Houmoud est même érigé en incarnation d’une “cohésion nationale”, selon la une d’Al-Dustour, autre quotidien national. Dans ce jeune pays qu’est la Jordanie, c’est “un des plus vieux villages” du gouvernorat, avec “son école fondée en 1922, son souk et des ég