Les soupçons sont venus d’un article de The Atlantic, qui livrait une critique sèche de la nouvelle de l’écrivain zimbabwéen Simbarashe Steyn Kundizeza. Titré The Blue Fighter, le texte est dans un premier temps paru en 2021 dans la revue Transition. Il a reçu le prix Caine pour l’écriture africaine ce 7 octobre.

Ce prix, qui s’accompagne d’une dotation de 13 000 dollars, soit 11 600 euros, récompense pour la littérature africaine une nouvelle écrite par un auteur du continent. Certains lauréats précédents, dont la Zambienne Namwali Serpell ou encore la Zimbabwéenne NoViolet Bulawayo, comptent désormais parmi les auteurs les plus célèbres du monde.

Comme l’explique le journal nigérian Premium Times Nigeria, The Blue Fighter raconte l’histoire d’un jeune garçon nommé Tinashe et de sa famille qui luttent contre les difficultés financières après que son père a quitté son emploi pour construire des aquariums.

Tropes et stéréotypes ?

La critique féroce parue dans The Atlantic sous la plume de Vauhini Vara pose d’abord un jugement purement littéraire : elle estime que l’histoire narrée par Simbarashe Steyn Kundizeza est non seulement “mauvaise”, mais également “larmoyante et truffée de clichés éculés”. La journaliste affirme n’avoir pas été captée par ce récit qu’elle résume à sa faço