Après les 4,3 % enregistrés au deuxième trimestre 2026, le niveau le plus bas depuis plus de trois ans, le chiffre du troisième trimestre remonte pile dans le bas de la fourchette des prévisions du gouvernement : le produit intérieur brut a progressé de 4,5 % par rapport à la même période l’an dernier, selon les données communiquées par Pékin. La banque d’investissement Morgan Stanley tablait sur 4,3 %, Goldman Sachs et Reuters sur 4,4 %, tandis que Citi anticipait sur 4,5 %.
L’économie chinoise ne s’effondre donc pas, loin de là, mais elle avance toujours à deux vitesses. La demande intérieure reste faible (+ 1,1 % entre janvier et septembre) et la crise du secteur immobilier, jadis principal moteur de la croissance chinoise, se poursuit. Les entreprises chinoises se livrent une concurrence aux prix bas, avec pour conséquences une compression de leurs marges, une limitation de leurs investissements et un frein à l’emploi. En août, le taux de chômage des jeunes a atteint 18,9 %, quand bien même une seule heure de travail rémunéré par semaine suffit à sortir des statistiques. Le nombre de diplômés universitaires inscrira en 2026 un record de 12,7 millions, soit 480 000 de plus que l’an dernier.
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