“Je suis complètement accro”, peut-on lire dans The Guardian. “C’est une porte d’entrée vers un monde caché”, surenchérit le Financial Times. La source de cette addiction n’est pas une nouvelle substance psychotrope, mais une application d’ornithologie pour smartphone : Merlin, “surnommée ‘le Shazam des oiseaux’”, a été créée par des chercheurs de l’université Cornell, à New York. Et pour la journaliste Claer Barrett, c’est bien simple : “Le monde peut être divisé en deux catégories de personnes : celles qui ont déjà téléchargé l’application Merlin Bird ID, et celles dont la vie n’a pas encore été enrichie par cette dernière”.
Grive musicienne, bergeronnette des ruisseaux, pouillot véloce ou encore gros-bec casse-noyaux − un nom qui pourrait aisément être celui d’un rappeur −, voilà quelques-unes des 2066 espèces que l’on peut identifier en enregistrant leur chant sur l’application, ou en les prenant en photo.
De plus en plus de “Merlineurs”
“Merlin connaît un succès fulgurant”, écrivait The Guardian dès la fin 2025. Et en ce début du mois de septembre, le Financial Times abonde en ce sens, précisant que “Merlin a été téléchargée 42 millions de fois depuis sa création en 2014 − dont 12 millions de téléchargements depuis le début de l’année 2026”. Le nombre d’utilisateurs de l’ap
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