La France n’a pas été la seule à suffoquer. Si l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré dans le pays, comme l’a confirmé Météo-France début septembre, l’ensemble du continent a été affecté par des vagues de chaleur sévères et des températures record.
Selon le bilan dressé vendredi 2 octobre par le service Copernicus sur le changement climatique, cette saison est également devenue la plus chaude jamais observée pour l’Europe occidentale, devant l’été 2003. La température moyenne s’est établie à 21,7 °C, soit 2,5 °C au-dessus de la moyenne sur la période 1991-2020. Sur l’ensemble du continent, du Portugal à l’Ukraine et de la Grèce à la Suède, l’été a été le troisième plus chaud enregistré.
Cette succession de canicules et d’événements extrêmes est une manifestation du réchauffement climatique provoqué notamment par l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz, qui augmente la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur.
« L’une des caractéristiques marquantes de cette année est qu’il n’y a pas eu un seul record mais plusieurs, souligne Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. Nous avons observé les effets combinés du changement climatique avec des records de chaleur, de sécheresse et de risque incendies. » Selon le Met Office britannique, le réchauffement a augmenté de 130 % la probabilité que cet été 2026 soit conforme à celui qu’a effectivement connu le Royaume-Uni.
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