Je comprends l’émotion suscitée par l’exécution ratée de Christa Pike, condamnée à la peine de mort pour meurtre, dans le Tennessee. Elle a survécu à deux doses de pentobarbital qui devaient être létales, a confirmé son avocat le 1er octobre. Elle s’est plainte de vives douleurs, et les témoins présents dans la chambre d’exécution ont pu entendre ses râles, avant d’être évacués. Elle a été transférée à l’hôpital dans la nuit du 30 septembre.
Le lendemain, le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, a jugé ce fiasco “profondément dérangeant” et a déclaré :
“C’est une tragédie. Personne n’a voulu ce qui s’est passé hier soir. Cela n’aurait jamais dû arriver.”
Parler de faits “profondément dérangeants” est un euphémisme. Et dire que “cela n’aurait jamais dû arriver” est exactement ce que je pense, même si ce n’est pas exactement dans le même sens que le gouverneur.
“Une aberration morale”
Les autorités fédérales et locales ne devraient pas être chargées de donner la mort. Tuer quelqu’un n’est pas chose aisée, et les risques de complications virant au drame, comme dans le cas de Christa Pike, sont nombreux.
Mais, surtout, tuer quelqu’un, c’est mal – je ne devrais même pas avoir à écrire ces mots. Que l’État puisse avoir le droit de vie ou de mort sur les condamnés est une aber
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