Livre. Alors que le multimilliardaire américain Elon Musk nourrit le fantasme d’aller vivre sur Mars, l’avenir de l’humanité serait intimement lié à l’océan, soutient Guillaume Pitron, journaliste et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques, dans Océans. Le nouveau partage du monde (Les Liens qui libèrent, 304 pages, 23 euros). Fruit de trois années d’enquête, cet ouvrage analyse les ressorts d’une « révolution » qui n’en est qu’à ses balbutiements : l’industrialisation du grand large.
L’auteur poursuit là son travail sur l’exploitation des matières premières, qu’il avait mené à travers ses précédents ouvrages (parus chez le même éditeur), notamment La Guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique (2018) et L’Enfer numérique. Voyage au bout d’un like (2021). « L’océan est à la fois un potager, une ferme, une station-service, une centrale électrique, un entrepôt d’engrais et un puits d’eau douce », observe-t-il. Une manne déjà omniprésente dans notre vie quotidienne. L’alginate, molécule issue des algues brunes, se retrouve ainsi dans les yaourts, les crèmes glacées, les dentifrices, les pansements, les boissons alcoolisées et les sauces industrielles.
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