“L’Éthiopie pourrait perdre jusqu’à 453 millions de dollars [par an, soit environ 400 millions d’euros] de recettes d’exportation de café en raison de la réglementation de l’Union européenne sur la déforestation [EUDR]”, indique l’Addis Standard, d’après un rapport du think tank londonien ODI Global.
L’EUDR, qui entrera en vigueur le 30 décembre, imposera aux producteurs de prouver qu’ils sont exempts de déforestation, détaille le média éthiopien. L’UE laisse encore à la plupart des micros et petites entreprises jusqu’au 30 juin 2027 pour se mettre en conformité avec ces nouvelles normes.
Mais jusqu’à 60 % des producteurs pourraient avoir des “difficultés à retracer le café jusqu’aux exploitations individuelles, à documenter la légalité de l’utilisation des terres et à collecter des données de géolocalisation au niveau des parcelles”, relaie l’Addis Standard.
Cartographier et tracer
Le secteur du café en Éthiopie emploie 15 millions de personnes. Alors que 30 % des exportations sont destinées au marché européen, selon les chiffres de l’ODI, le manque à gagner serait faramineux.
Pour l’Addis Standard, l’industrie éthiopienne du café est d’autant plus “vulnérable” à l’EUDR que la production est “dominée par de petits exploitants cultivant des parcelles […] dont beaucoup font moins
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