Après l’attaque de drones qui a provoqué la fermeture temporaire, le 10 septembre, de l’oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite, installation permettant l’exportation de pétrole en cas de blocage du détroit d’Ormuz, tous les regards se sont tournés vers l’Irak voisin. Et plus particulièrement vers les puissants groupes armés pro-iraniens, que Riyad accuse d’être à l’origine, ces dernières semaines, de plusieurs offensives contre ses installations pétrolières. Fin juillet, le royaume avait même mené conjointement avec les États-Unis des frappes contre ces factions pro-Téhéran.

“Quel intérêt ces factions auraient-elles à bombarder l’Arabie saoudite ? À qui profite ce bombardement ? Nous sommes habitués au fait que personne n’ait de réponse à ce genre de question”, écrit le quotidien Az-Zaman, craignant une “escalade militaire” depuis le territoire irakien.

Les factions pro-iraniennes ont nié être à l’origine de l’attaque de drones sur l’oléoduc. Ces accusations sont “un honneur que nous ne revendiquons pas”, a réagi la Résistance islamique en Irak, qui regroupe plusieurs milices, rapporte le journal Al-Muraqeb Al-Iraqi.

Irakiens, houthistes ou Gardiens de la révolution ?

Les factions ont aussi mis en garde contre la “précipitation” du gouvernement irakien dirigé par Ali Al-Zaïdi, ave