“Qui descendra dans la rue demain, finalement ?” s’interroge La Repubblica. Une semaine après les émeutes et les pillages qui ont émaillé les manifestations contre la vie chère dans plusieurs villes d’Italie, la réponse est loin d’être évidente.

En effet, si des rassemblements sont attendus un peu partout dans le pays, rien d’officiel n’a pour le moment été annoncé, notamment à Milan, épicentre des violences du week-end dernier.

“Il est difficile de dire ce qui se passera en ville : les membres de Milano in piazza, ces jeunes apolitiques qui avaient officiellement organisé la manifestation de la semaine dernière, ont fait marche arrière”, rapporte le journal communiste Il Manifesto. “Gardez vos forces”, ont-ils indiqué, préférant appeler leurs partisans à se rassembler le 30 octobre, date d’une nouvelle journée de mobilisation pour laquelle les syndicats ont appelé à la grève générale.

Dispositif sécuritaire renforcé

Par ailleurs, les rassemblements ont été interdits dans certains quartiers de la capitale lombarde, où de nombreux jeunes, visiblement dénués de toute motivation politique se sont livrés à des dégradations et des pillages. Pour le moment, seuls “le syndicat étudiant communiste USB et les néofascistes du Blocco Studentesco sont autorisés à manifester le matin, tandis