Les tractations durent depuis des mois, mais aucun favori ne s’est clairement détaché pour reprendre le siège du Portugais Antonio Guterres, actuel secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), dont le deuxième mandat prend fin le 31 décembre. Les Emirats arabes unis se sont saisis de l’opportunité, et ont proposé, mercredi 21 octobre, la candidature de Lana Nusseibeh, secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères émirati, et jusqu’ici envoyée spéciale auprès de l’ONU et de l’Union européenne. Mais la prétention de ce pays à diriger le secrétariat de la grande instance mondiale de maintien de la paix a immédiatement suscité de nombreuses critiques.
Lana Nusseibeh, pilier de la diplomatie émiratie, connaît bien les rouages de l’ONU. Elle a été ambassadrice des Emirats arabes unis auprès de cette institution de 2013 à 2024, notamment pendant leur mandat au Conseil de sécurité en 2022-2023.
« C’est son père qui lui a permis d’accéder aux hautes sphères du pouvoir, raconte Mira Al-Hussein, sociologue émiratie à l’université d’Edimbourg (Royaume-Uni). Zaki Nusseibeh a été le conseiller et le traducteur du Cheikh Zayed [le fondateur et leader historique des Emirats arabes unis]. D’origine palestinienne, il s’est vu proposer la nationalité émiratie en reconnaissance de ses services rendus au pays. »
Il vous reste 69.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !