L’Union européenne (UE) a annoncé, lundi 7 septembre, qu’elle allait débloquer 200 millions d’euros supplémentaires pour investir au Groenland, dans le but de financer des projets liés à l’énergie, aux matériaux critiques et à la connectivité du territoire.
« Nous lançons également ensemble le partenariat UE-Groenland (…), 200 millions d’euros de nouveaux investissements pour le Groenland, pour cette année et la suivante », a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse donnée à l’issue d’une visite de deux jours à Nuuk, la capitale du territoire autonome danois. Elle y a rencontré les chefs des gouvernements danois et groenlandais.
Ce voyage a été l’occasion de rappeler que seuls le Groenland et le Danemark décident de l’avenir de l’immense île arctique, convoitée depuis plusieurs mois par les Etats-Unis de Donald Trump.
Il revient au Groenland et au Danemark de décider seuls de l’avenir de l’immense île arctique et à « personne d’autre », a-t-elle affirmé. « L’intégrité territoriale, la souveraineté, l’inviolabilité des frontières sont des principes fondamentaux du droit international », a-t-elle martelé lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite de deux jours dans le territoire autonome danois, sur lequel Donald Trump a jeté son dévolu.
Les investissements européens se concentreront sur trois priorités stratégiques : la connectivité, les énergies propres et les matières premières critiques. Cette nouvelle enveloppe, qui s’ajoute au doublement de l’aide directe de l’UE au Groenland, doit participer au développement de projets concrets : il s’agit notamment d’améliorer les capacités satellitaires, pour un meilleur accès Internet dans le nord et l’est de l’île.